Conseil scientifique

Le Conseil Scientifique de Gravitation se réunit 2 fois par an et a pour but d’analyser les projets de créations de sociétés à forte composante technologique et de faire le point sur les grandes tendances technologiques dans les domaines de l’énergie, des nanotechnologies, de la santé et des biotechnologies.

Composition

Jean Audouze

Jean Audouze est un astrophysicien. Ancien élève de l’astronome Hubert Reeves, avec lequel il a publié en 1971 un ouvrage de référence sur la nucléosynthèse primordiale, il est directeur de recherche au CNRS à l’Institut d’astrophysique de Paris dont il a été le directeur de 1978 à 1989. Il est maître de conférences à l’institut d’études politiques de Paris depuis 1990, vice-président de la commission nationale française de l’UNESCO, et représentant de la France au conseil et au bureau du Comité de la Recherche Spatiale (COSPAR, Committee on Space Research). Jean Audouze est à l’origine de la création de l’ADEME, fusion de l’ANRED (Agence Nationale pour la Récupération et l’Elimination des Déchets) et de l’AFME (Agence Française pour la Maîtrise de l’Energie).

Hervé Biausser

Hervé Biausser est Directeur Général de Supélec depuis le 1er septembre 2013.
Il est membre du bureau (secrétaire, puis vice-président) de la « Conférence des grandes écoles », membre du bureau de « CESAER », l’association des écoles d’ingénieurs européennes, et en a été le président pour les années 2008 et 2009. Hervé Biausser était précédemment, professeur, responsable de département et Directeur de recherche à l’Ecole Centrale Paris et responsable de département à l’IRSID (Institut de recherches sur la métallurgie).

Alain Bravo

Alain Bravo est un ingénieur et entrepreneur. Il est directeur général de Supélec et président d’Abhexis. De 1970 à 1985, il a travaillé à la Direction Générale des Télécommunications. Il y devient directeur de production en 1980. En 1985, il rejoint la Compagnie Générale des Eaux. Nommé directeur général adjoint de la division télédistribution deux ans plus tard, il crée et préside, en parallèle, la Société Française de Radiotéléphonie (SFR), avec Richard Lalande. Il quittera la présidence de SFR en 1992. De 1991 à 1993, il dirige la Compagnie Générale de Vidéocommunications. En 1994, il est nommé directeur à la Compagnie Générale des Eaux, poste qu’il quittera un an plus tard. En 1995, Alain Bravo crée Siris, aujourd’hui SFR fixe. Puis il rejoint Alcatel en tant que Président de la Division Réseaux Mobiles. Il devient Directeur de la Recherche et de la Technologie en 1998 et quitte Alcatel en 2001. Il crée en 2001 Abhexis. À ce titre, il a dirigé l’opération FutuRIS avec l’Association Nationale de Recherche Technologique (ANRT) de février 2003 à avril 2004. Il a présidé le Réseau national de recherche en télécommunications (RNRT) 2002-2007, la Commission consultative des réseaux et services de télécommunications auprès du Ministère de l’Industrie et de l’ARCEP 2001-2007, le réseau N+i d’écoles d’ingénieurs 2006-2008, la Société de l’Electricité, de l’Electronique et des Technologies de l’Information et de la Communication (SEE)2006-2009, le réseau international d’Ecoles d’Ingénieurs T.I.M.E. (Top Industrial Managers for Europe) 2007-2009. Il est directeur général de Supélec depuis 2004. Il est le troisième Vice-Président Relations Internationales de la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs CDEFI. Il est membre de l’Académie des technologies, et membre émérite de la SEE.

Marie-Paule Pileni

Marie-Paule Pileni est une physico-chimiste, Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC), Membre senior depuis 1999 et administrateur (2004-2011) de l’Institut Universitaire de France, IUF. Marie-Paule Pileni a débuté sa carrière comme professeur. Elle dirige, entre 1996 et 2000, le laboratoire Structure et Réactivité des Interfaces (SRI), une unité mixte Université Pierre et Marie Curie – Centre national de la recherche scientifique (CNRS). En 2000, elle crée le Laboratoire des Matériaux Mésoscopiques et Nanométriques (LM2N). Depuis 2004, elle est Professeur au Georgia Institute of Technologie à Atlanta. Conjointement à ses activités de recherche elle administre (2004-2010) l’Institut Universitaire de France, IUF. De plus, elle est Auditeur (1987-88) de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale IHEDN, Auditeur (1989) de l’Institut des Hautes Études de Défense Européenne et Auditeur (1990-91) de l’Institut des Hautes Études de Sécurité Intérieure (IHESI actuel INHESJ). Marie-Paule PILENI est reconnue au plus haut niveau international pour ses recherches tant dans le domaine des systèmes colloïdaux complexes que des nanomatériaux inorganiques et de leurs auto-organisations. D’après Science Watch, elle est, en 2003, la 25e personnalité la plus citée dans le monde dans le vaste domaine des nanotechnologies. Elle a publié 375 articles de recherche dans des journaux internationaux de renom (Nature Materials, Advanced Materials, Journal of Physical Chemistry, Physical Review Letters etc…), 12 articles de vulgarisation scientifique, 22 chapitres de livres et a été rédactrice en chef de 2 ouvrages. Elle a présenté son travail dans de nombreuses conférences internationales, ateliers et symposiums sous forme de conférences plénières ou invitées.

Mathias Fink

Mathias Fink est un physicien. Il est professeur à l’ESPCI ParisTech, directeur de l’Institut Langevin, membre de l’Académie des sciences et titulaire de la chaire d’innovation technologique du Collège de France.
En 1973, il participe à la mise au point des premiers échographes médicaux ultrasonores en temps réel, en collaboration avec General Electric et Philips. Professeur à l’Université Louis Pasteur, Mathias Fink travaille ensuite sur les analogies existant entre les ondes acoustiques, la mécanique quantique et l’optique notamment sur la diffusion multiple, la cohérence, la réversibilité, l’effet Aharonov-Bohm et le chaos quantique. Il crée en 1990 à l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris le laboratoire Ondes et Acoustique et travaille sur la réversibilité des ondes acoustiques et le retournement temporel. Il s’intéresse plus récemment au développement de nouvelles techniques d’imagerie médicale et au renversement du temps dans les milieux de propagation complexes et désordonnés. Mathias Fink est directeur de l’Institut Langevin, regroupement des laboratoires d’Ondes et Acoustique et d’Optique Physique de l’ESPCI ParisTech depuis 2009. Mathias Fink a été membre du conseil d’administration du CEA, du conseil scientifique de l’Institut de physique du globe de Paris et du comité de pilotage de la stratégie nationale de recherche et d’innovation. Il est membre du Haut Conseil de la science et de la technologie et du Conseil d’administration de l’Institut d’Optique Graduate School. Mathias Fink entretient des liens étroits avec les milieux industriels, médicaux et aéronautique. Il a notamment travaillé avec la Snecma pour les applications du retournement temporel au contrôle non destructif, avec Philips dans le domaine médical puis plus récemment avec la DGA sur les bazookas électromagnétiques et avec France Télécom dans le domaine des télécommunications. Il est membre du conseil scientifique du groupe Safran, et a été consultant scientifique d’Exxon Mobil et de Philips. Il est membre du comité de prospective de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes. Ses recherches ont donné lieu à la création de plusieurs startups développant des applications du retournement temporel et de l’imagerie multi-ondes, telles que Sensitive Object en domotique, TR Com (acquis par Bull en novembre 2011) en télécommunication, Echosens et SuperSonic Imagine dans le domaine médical.Mathias Fink a succédé à Gérard Berry à la chaire d’innovation technologique Liliane Bettencourt du Collège de France pour l’année universitaire 2008-2009.

José-Alain Sahel

José-Alain Sahel est un ophtalmologue et universitaire. Après des études à la faculté de médecine de Paris et de Harvard, il débute sa carrière comme interne à la fondation Adolphe de Rothschild à Paris (1979-80), puis aux hôpitaux universitaires de Strasbourg (1980-84) où il deviendra Assistant au service d’ophtalomologie du (CHU) de Strasbourg et Chef de clinique des universités à la faculté de médecine de l’université Strasbourg II-Louis Pasteur (1984-88), Praticien hospitalier au CHU de Strasbourg (1988-2001), Praticien hospitalier et Chef du service d’ophtalomologie IV au Centre hospitalier national d’ophtalmologie (CHNO) des Quinze-Vingt à Paris (depuis 2001), Chef du département ophtalomologie pathologies vitréo-rétiniennes à la Fondation ophtalmologique Adolphe de Rothschild (depuis 2001); Directeur de l’unité Inserm U592 (depuis 2002), Directeur scientifique de Gis-Vision (depuis 2004), Coordonnateur du Programme national de recherche sur la vision (Inserm) (depuis 2005), Directeur scientifique de l’Institut de la vision (CHNO des Quinze-Vingt) (depuis 2005), Directeur de l’Institut Carnot (depuis 2006); Chercheur au Harvard Biological Laboratories (Etats-Unis) (1986-87), Maître de conférence à la faculté de médecine de Harvard (1987-92), Professeur d’ophtalomologie à l’université Strasbourg II-Louis Pasteur (1988-2002), Professeur invité à l’université du Wisconsin à Madison (Etats-Unis) (1993-95), Professeur honoraire et Professeur de sciences biomédicales à l’Institut d’ophtalomologie de l’University College of London (Grande-Bretagne) (depuis 2001), Professeur à l’université Paris VI-Pierre et Marie Curie (depuis 2002) ; Administrateur de l’oeuvre de secours aux enfants.

Jean Syrota

Jean Syrota, est un haut fonctionnaire français et un spécialiste du secteur énergétique. Jean Syrota a parfois été reconnu comme « père » des économies d’énergie, notamment à travers la mise en application de l’heure d’été. Il est actuellement président de la commission énergie du Centre d’analyse stratégique (CAS). Ingénieur du corps des mines, il débute sa carrière en 1964 au Service des mines, à Metz. Il dirige de 1974 à 1978 l’Agence pour les économies d’énergie, créée suite au premier choc pétrolier afin de réduire la consommation de pétrole et la demande d’énergie en France. Il entre ensuite à la Direction générale des télécommunications comme directeur des affaires industrielles et internationales (1978-1981). Il en deviendra Directeur général adjoint peu avant son départ. Directeur général de l’énergie et des matières premières (DGEMP) de 1982 à 1988, il y dirige la politique énergétique de la France, dont il maintient le cap vers l’électricité nucléaire. Il devient ensuite PDG de la COGEMA entre 1988 et 1999. En parallèle, il est vice-président du conseil général des mines de 1993 à 1997. Il a pris sa retraite de la fonction publique en 2002, mais continue à assumer plusieurs fonctions : Président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) de 2000 à 2006, et Président d’une Commission Energie devant produire des préconisations d’orientations opérationnelles et de politique publique en matière d’offre d’énergie et de maîtrise de la demande (sur la base du travail prospectif (à horizon 2030 – 2050) d’un groupe d’expert).